Afriklinks : Les TIC au service du developpement

Partage d’expérience vecu des participants

jeudi 12 février 2009 par Timothé KEITA

Les participants ont eu l’occasion en groupe de travail de partager entre eux des expériences vécues dans lesquelles ils ont eu à contribuer pour un changement et quels ont été les voies et moyens qu’ils ont adopté pour pouvoir arriver au changement et à quoi cela a abouti. Chaque groupe a choisi une expériences particulières qui les a tous frappée et l’a exposé en séance plénière aux autres participants afin qu’ils puissent aussi en bénéficier.

Groupe 1 :

Assetou Diarra, Levy Dougnon, Alima Traore Assistance à une femme victime de violence partagée par Assetou DIARRA Pendant un atelier une femme victime de pédophilie à l’âge de 9 ans n’arrivait pas à partager son histoire oralement après plusieurs encouragements elle est arrivé à commencer la narration mais n’arrivait pas à terminer. Il fallut qu’elle l’écrive totalement et c’est alors qu’elle arriva simplement à le lire. Elle n’arrivait pas à avoir de relation avec un homme parce que dès que la relation devenait intime, elle le repoussait et cela conduisait à une rupture. Finalement grâce aux conseils et à l’appui fournie pendant l’atelier, elle a finalement retrouvée une vie normale. Elle arriva à avoir un copain à qui finalement elle a raconté son histoire et qui l’a accepté. Elle était si renfermée que même sa mère n’était pas informée de ce viol qu’elle avait subie à l’âge de 9 ans. Mais grâce aux appuis elle est arrivée finalement à changer et commence à avoir une communication. Changement social : Changement lié à l’action : Elle est rayonnante. Analyse du genre : les femmes sont plus exposées aux violences que les hommes Réflexion critique : que la fille ne pense pas que tous les hommes sont comme ça.

Groupe 2 :

Abdoulaye Coulibaly, Kadidia Guindo, Minata Coulibaly, Fanta Tounkara Expérience sur l’abandon de la pratique de l’excision Partager par Fanta TOUNKARA Scema de présentation du Groupe IIAvant d’arriver à Afriklinks, je travaillais dans un autre projet qui faisait des sensibilisations par rapport à l’excision. C’est alors que ma 1ere nièce devait être excisée. Je me suis dit, je ne peux pas laisser faire cela alors que moi-même j’aide d’autres filles, je dois le faire aussi pour ma nièce. Il n’était pas facile d’aborder ce thème en face de ma mère, mes frères et mes oncles. Mai je me suis faite aidée par des collègues J’ai donc présenté le matériel et projeté nos vidéos sur l’excision et ses conséquences. Mon grand frère me demanda : "finalement est ce que l’excision est différente de la circoncision ? Je sais que la circoncision c’est l’ablation d’une partie non utile mais est ce que chez les filles c’est la même ?" Ma mère me dit "toi là je ne te comprends pas du tout depuis que tu travailles là bas, je ne comprends rien de toi." J’ai due finalement avoir des séances avec elle de mère à fille jusqu’à ce qu’elle ait compris. Le vidéo choc ont permis à mes frère de comprendre et là ma nièce a été épargnée. Désormais, les filles de notre famille ne sont plus excisées.

Après mon mariage, je me suis vite rendu compte que ma belle famille pratiquait encore cela et 3 de mes belles nièces devaient être excisées dans les 3 mois suivant mon mariage. J’ai repris encore à leur parler de cela. J’ai amené les mêmes matériels pour en parler C’est là que l’on me répondit que c’est une exigence religieuse. J’ai ainsi fait appel à un religieux de notre quartier qui est venu expliquer clairement ce que l’Islam disait par rapport à l’excision et a démontré que cela n’avait aucune base religieuse. C’est là que la famille de mon mari a pris conscience

Groupe 3 :

Ibrahim Imourou Toko, Abdoulaye Maiga, Gisèle Dovi Utilisation des TIC pour le commerce partagée par Gisèle Dovi J’ai acquise cette expérience dans le cadre d’un projet de commerce auquel j’ai participé.

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Schema de présentation du Groupe III

Au début du projet certaines organisations ont été dotées en équipements et ont bénéficiées de formation. C’étaient principalement des producteurs et des commerçants de produits agricoles. Cela à amener un changement dans le mode de vie, l’amélioration de leur revenue et l’adoption des TIC pour le commerce. Ils arrivaient à payer plus facilement l’écolage des enfants, trouver des informations à travers internet et pouvoir les appliquer dans leurs familles. Un changement de statut pour des personnes qui ne pensaient pas pouvoir faire des choses mais qui ont été valorisés par le fait qu’ils maitrisaient les outils informatiques et formaient les autres. Les adhésions ont augmentés puisque les gens étaient attirés par ces associations qui utilisaient l’outil informatique et on voyait bien comment ces derniers réussissaient mieux que ceux n’utilisant pas les TIC. L’approche genre était bien là mais il fallait surtout tenir compte des spécificités des différentes localités.


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